2.2.12

Consécration de la France à la Sainte Vierge Marie le 10 Février 1638


Le 10 février, 1638, le Roi Louis français XIII, remercier (en avance) ! la Marie Vierge de la part de se et son royaume pour la naissance d'un héritier royal -- l'avenir Louis XIV -- et prouver sa confiance absolue, fait une promesse de consécration de sa personne, sa famille et France à Notre Dame de la Assomption. Cette promesse a été publiée aussi un décret et une lectures royales que suit :

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins.

En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de » nous consacrer à la grandeur de Dieu » par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

Louis


On February 10, 1638, French King Louis XIII, to thank (in advance!) the Virgin Mary on behalf of himself and his kingdom for the birth of a royal heir--the future Louis XIV--and to prove his absolute trust, made a vow of consecration of his person, his family and France to Our Lady of the Assumption. This vow was published as a royal edict and reads as follows (unabridged):

"God who raises kings to their throne of greatness, not being content with imparting us with the spirit befitting all earthly princes for the conduct of their people, wished to take such special care of our person and State that we cannot consider the happiness of our reign without discerning as many wonderful marks of his goodness as there were perilous accidents.

When we entered the government of this crown, the weakness of our age gave license to a few ill spirits to trouble its tranquility; but this divine hand so forcefully supported the justice of our cause that the same day witnessed the beginning and the end of those pernicious designs. On several other occasions, men's artifice and the devil's malice had caused and fomented divisions that were no less dangerous for our crown than prejudicial to the rest of our house, and it pleased God to divert evil from it with as much sweetness as justice. The heretical rebellion also had formed a party in the State, with no other aim than to divide our authority, so God used us to crush its pride, and permitted that we could rebuild his holy altars in all the places where the violence of that unjust party had removed them.

When we set about to protect our allies he gave such happy successes to our arms that in the sight of all of Europe, against the hope of all, we reestablished them in the possession of the States of which they had been deprived. If the greatest forces of this crown's enemies banded together to plot its ruin, He confounded their ambitious plans to show all nations that, since it was his providence which founded this State, his bounty is preserving it and his power defends it.

Taking the most holy and glorious Virgin as the special protectress of our kingdom, we consecrate in a particular way our person, our State, our crown and our subjects

So many evident graces have been received that we do not want to differ our gratitude or to wait for a peace which will come from the same hand who issued them and which we desire ardently, to share its fruits with the peoples we are committed to serve ; thus, bowing at the foot of his divine majesty whom we adore in three persons, before the Blessed Virgin and the sacred cross, where we venerate the accomplishment of the mysteries of our redemption through the life and death of the Son of God in our flesh, we felt compelled to consecrate ourselves to the greatness of God through his Son who lowered himself to us, and to his Son raised up to him by his mother; in whose protection we place in particular our person, State, crown and all our subjects, to obtain thereby the protection of the Holy Trinity, through his intercession and that of the whole heavenly court by his authority and example, since our hands are not pure enough to present our offering to Purity itself, we trust that the hands that were worthy to carry him will make them agreeable hosts; and it seems reasonable to think that she who mediated to obtain for us these benefits will mediate on our behalf to give thanks to God.

To this end, we have declared and we declare that, taking the very holy and glorious Virgin Mary as special protectress of our kingdom, we particularly consecrate to her our own Self, the State, our Crown and our subjects, entreating her to inspire in us a holy conduct and to so diligently defend this kingdom against the endeavors of all its enemies that, whether it suffers the plague of war or enjoys the sweetness of the peace we implore from God from the depth of our heart, it may never depart from the path of grace leading to the path to glory. And so that posterity does not fail to follow our will in the matter, as a monument and immortal sign of the present consecration that we are making, we shall build anew the great altar of the Cathedral of Paris with an image of the Virgin holding in her arms her precious Son descended from the Cross and representing us at the foot of the Son and the Mother as offering to them our crown and our scepter.

We notify the Lord Archbishop of Paris and nevertheless order him that every year, on the feast of the Assumption, he should commemorate our present declaration at High Mass, which will be said in his cathedral church, and that after that day's vespers, a procession should be made within the said church, which will be attended by all the sovereign companies and corps de ville, with the same ceremonials which are observed for the most solemn general processions. We also wish this to be done in all the churches, both in parishes as well as in monasteries of the said town and suburbs, and in all the towns, market towns and villages of the said diocese of Paris.

We similarly exhort the archbishops and bishops of our Kingdom, and nevertheless order them, to have the same solemn celebrations in their Episcopal churches, and others of their dioceses, being understood that at the said ceremony the members of parliament and other sovereign companies, and the principal officers of the towns should be present, and to notify all the people to have a special devotion to the Virgin, on that day to implore her protection, so that, under so powerful a patron, our Kingdom will be protected from all the wiles of our enemies and enjoy a good and lasting peace, that God will be served and revered in such a holy way that we and our subjects may happily reach the final end for which we have all been created, such is our wish."

Given in Saint-Germain-en-Laye, the tenth day of February, in the year of grace one thousand six hundred and thirty eight and the 28th of our Reign.

Louis"

When Louis XIII proclaimed the Vow, Queen Anne of Austria, his wife, was two-month pregnant. On September 5, 1638, she gave birth to a boy who received the name of Louis Dieudonné (God Given), the future Louis XIV. The feast of the Assumption, celebrated on August 15, is officially, since that vow, a French national holiday.

Vive Le Roy!
Jhesu+Marie,
Brantigny

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