22.12.09

Ste. Marguerite d'Youville, 23 Dec.

Marguerite d'Youville (1701-1771)
Fondatrice de la Congrégation des Soeurs de la Charité

Première fleur de sainteté aux racines canadiennes, MARGUERITE d'YOUVILLE naît à Varennes (Québec), le 15 octobre 1701. Enfant de Christophe Dufrost de Lajemmerais et de Marie-Renée Gaultier de Varennes, ella sera suivie de deux soeurs et trois frères. À sept ans, elle est orpheline de père. Sa famille connaît dès lors une grande pauvreté. Grâce à l'influence de Pierre Boucher, son arrière-grand-père, Marguerite bénéficie de deux années d'études chez les Ursulines de Québec. Ses éducatrices décèlent chez elle un caractère bien trempé et une grande maturité.

De retour au foyer, l'adolescente seconde sa mère dans la tenue de la maison et l'éducation de ses frères et soeurs. Plus tard, elle suit à Montréal sa mère remariée et fait la connaissance de François d'Youville qu'elle épouse en 1722. Très tôt, elle réalise qu'il devient indifférent à son foyer. Elle souffre de ses fréquentes absences et de son commerce de l'alcool avec les Indiens. Des six enfants qu'elle met au monde, quatre décèdent en bas âge. À ces épreuves s'ajoute celle de la cohabitation avec une belle-mère exigeante. Lorsqu'une maladie soudaine et mortelle atteint son mari, Marguerite veille sur lui avec tendresse jusqu'à ce qu'il meure, en 1730, la laissant enceinte du sixième enfant qui ne survivra pas.

La jeune veuve saisit progressivement l'amour de sollicitude de Dieu pour tous les humains et se sent pressée de manifester cette compassion autour d'elle. Avec une immense confiance en la Providence de ce Dieu qu'elle aime comme un Père, elle entreprend de multiples ceuvres en réponse à des besoins non comblés. Tout en veillant à l'éducation de ses deux fils qui deviendront prêtres, elle accueille chez elle une aveugle, le 21 novembre 1737. Puis, avec trois compagnes qui partagent ses visées, elle se consacre à Dieu, le 31 décembre 1737, pour le servir dans la personne des plus démunis. Marguerite devient alors, à son insu, fondatrice de l'Institut connu plus tard sous le nom de Soeurs de la Charité de Montréal, "Soeurs Grises".

En se rangeant du côté des pauvres, Marguerite fait éclater les cadres sociaux de son époque. Aussi cette femme audacieuse est-elle la cible des railleries et des calomnies des siens et de son milieu. Elle persévère dans son projet malgré une santé ébranlée et la mort d'une associée.

L'incendie qui détruit son logis l'amène à radicaliser son engagement au service des pauvres. Avec ses deux compagnes de première heure, elle s'engage, le 2 février 1745, à tout mettre en commun pour aider un plus grand nombre de personnes dans le besoin. Deux ans plus tard, la "mère des pauvres", comme on l'appelle déjà, prend la direction de l'Hôpital des Frères Charon qui tombe en ruine. Elle en fait un refuge pour toutes les misères humaines que son oeil perspicace sait découvrir. Avec ses soeurs et les collaborateurs et collaboratrices dont elle s'entoure, Marguerite met sur pied des services en faveur des pauvres aux mille visages.

En 1765, un incendie ravage l'hôpital, mais non la foi et le courage de la fondatrice. Elle invite alors ses soeurs et les pauvres à reconnaître le passage de Dieu dans cette épreuve et à le louer. Et comme si elle voyait l'avenir, elle entreprend, à 64 ans, la reconstruction de ce refuge des gens mal pris. Épuisée, Marguerite décède le 23 décembre 1771, laissant le souvenir d'une mère qui a servi avec compassion Jésus Christ dans les démunis.

Le petit grain jeté en terre canadienne en 1737 par cette fille de l'Église, devient un arbre qui étend ses racines sur presque tous les continents. Les Soeurs de la Charité de Montréal, "Soeurs Grises", avec leurs communautés-soeurs: les Soeurs de la Charité de St-Hyacinthe, les Soeurs de la Charité d'Ottawa, les Soeurs de la Charité de Québec, les Grey Nuns of the Sacred Heurt (Philadelphia) et les Grey Sisters of the Immaculate Conception (Pembroke) poursuivent la même mission avec audace et espérance.

Le 3 mai 1959 le pape Jean XXIII proclamait bienheureuse cette Mère à la charité universelle, cette femme au coeur sans frontière. Depuis ce jour, la dévotion du peuple à cette grande servante des pauvres n'a cessé de croître et de nombreuses faveurs sont obtenues par son intercession. L'une d'elles, la guérison d'une jeune femme atteinte de leucémie myéloblastique en 1978, a servi de miracle requis pour sa canonisation.

Aujourd'hui encore, Marguerite d'Youville sait comprendre, pour les avoir vécues, les situations pénibles qui marquent tant d'enfants orphelins, d'adolescents inquiets de l'avenir, de jeunes filles aux espoirs déçus, d'épouses brimées dans leur amour, de familles monoparentales, de personnes engagées dans les oeuvres caritatives et de celles dont la vie est consacrée à Dieu au service de leurs frères et soeurs.

Le 3 mai 1959 le pape Jean XXIII proclamait bienheureuse cette Mère à la charité universelle, cette femme au coeur sans frontière. Depuis ce jour, la dévotion du peuple à cette grande servante des pauvres n'a cessé de croître et de nombreuses faveurs sont obtenues par son intercession. L'une d'elles, la guérison d'une jeune femme atteinte de leucémie myéloblastique en 1978, a servi de miracle requis pour sa canonisation.

Aujourd'hui encore, Marguerite d'Youville sait comprendre, pour les avoir vécues, les situations pénibles qui marquent tant d'enfants orphelins, d'adolescents inquiets de l'avenir, de jeunes filles aux espoirs déçus, d'épouses brimées dans leur amour, de familles monoparentales, de personnes engagées dans les oeuvres caritatives et de celles dont la vie est consacrée à Dieu au service de leurs frères et soeurs.

Héritage Spirituel de la fondatrice

Marguerite d’Youville laisse à ses contemporains et aux générations à venir un héritage spirituel marqué par une compassion sans bornes pour les pauvres et par une foi inébranlable en Dieu-Père et en sa Providence.

Très tôt dans sa vie, elle acquiert la certitude que tous les êtres humains sont frères et soeurs devant Dieu. Elle n’hésite d’ailleurs pas à défendre des principes tels que la dignité et l’égalité pour tous. Son exemple demeure à jamais une source d’inspiration pour ceux qui travaillent à l’avènement d’une civilisation d’amour et de justice.

La Mission...

Les Soeurs Grises marchent sur les pas de leur fondatrice, Marguerite d’Youville. Elles aspirent à refléter, dans leur vécu quotidien, l’amour de Dieu pour tous et plus spécialement pour les personnes laissées-pour-compte, marginales et pauvres.

Plusieurs valeurs sous-tendent la mission apostolique de la congrégation :

Solidarité avec les pauvres;
Prise de risques pour la promotion de la justice;
Attitude contemplative et découverte de la présence constante de Dieu dans leur vie;
Ouverture, soutien mutuel et coresponsabilité dans la congrégation et dans l’Église;
Protection du caractère sacré de la vie (respect des droits humains et sauvegarde de l’environnement).

MARGUERITE d'YOUVILLE, the first native Canadienne to be elevated to sainthood, was born October 15, 1701 at Varennes, Quebec. She was the eldest of six children born to Christophe Dufrost de Lajemmerais and Marie-Renée Gaultier. Her father died when she was seven years old leaving this family of six in great poverty. It was only through the influence of her great grandfather, Pierre Boucher, that she was enabled to study for two years at the Ursulines in Quebec. Upon her return home, she became an invaluable support to her mother and undertook the education of her brothers and sisters.

She married François d'Youville in 1722 and the young couple made their home with his mother who made life miserable for her daughter-in-law. She soon came to realize that her husband had no interest in making a home life. His frequent absences and illegal liquor trading with the Indians caused her great suffering. She was pregnant with her sixth child when François became seriously ill. She faithfully cared for him until his death in 1730. By age 29, she had experienced desperate poverty and suffered the loss of her father and husband. Four of her six children had died in infancy.

In all these suffering Marguerite grew in her belief of God's presence in her life and of his tender love for every human person. She, in turn, wanted to make known his compassionate love to all. She undertook many charitable works with complete trust in God, who she loved as a Father.

She provided for the education of her two sons, who later became priests, and she welcomed a blind woman into her home. Marguerite was soon joined by three young women who shared her love and concern for the poor. On December 31, 1737, they consecrated themselves to God and promised to serve him in the person of the poor. Marguerite, without even realizing it, had become the foundress of the Sisters of Charity of Montreal, "Grey Nuns".

Marguerite always fought for the rights of the poor and broke with the social conventions of her day. It was a daring move that made her the object of ridicule and taunts by her own relatives and neighbors. She persevered in caring for the poor despite many obstacles. She was in weakened health and mourning the death of one of her companions when a fire destroyed their home. This only served to deepen her commitment to the poor. On February 2, 1745, she and her two early companions pledged themselves to put everything in common in order to help a greater number of persons in need. Two years later, this "mother of the poor" as she was called, was asked to become director of the Charon Brothers Hospital in Montreal which was falling into ruin. She and her sisters rebuilt the hospital and cared for those in most desperate human misery. With the help of her sisters and their lay collaborators, Marguerite laid the foundation for service to the poor of a thousand faces.

In 1765 a fire destroyed the hospital but nothing could destroy Marguerite's faith and courage. She asked her sisters and the poor who lived at the hospital, to recognize the hand of God in this disaster and to offer him praise. At the age of 64 she undertook the reconstruction of this shelter for those in need. Totally exhausted from a lifetime of self-giving, Marguerite died on December 23, 1771 and will always be remembered as a loving mother who served Jesus Christ in the poor.

Marguerite was one woman, but this daughter of the Church had a vision of caring for the poor that has spread far and wide. Her sisters have served on almost every continent. Today, her mission is courageously carried on in a spirit of hope by the Sisters of Charity of Montreal, "Grey Nuns" and their sister communities: the Sisters of Charity of St. Hyacinthe, the Sisters of Charity at Ottawa, the Sisters of Charity of Quebec, the Grey Nuns of the Sacred Heart (Philadelphia) and the Grey Sisters of the Immaculate Conception (Pembroke).

Pope John XXIII beatified Marguerite on May 3, 1959 and called her "Mother of Universal Charity" - a well-merited title for one who continues to this day to reach out to all with love and compassion. Marguerite d'Youville can sympathize with the unfortunate and painful situation of so many orphans, with adolescents worried about the future, with disillusioned girls who live without hope, with married woman suffering from unrequited love and with single parents. But most especially, Marguerite is a kindred spirit with all who have given their lives to helping others. The power of Marguerite's intercession before God was clearly evidenced when a young woman stricken with acute myelobastic leukemia in 1978 was miraculously cured. This great favor opened for Marguerite the door to the official proclamation of sainthood.

Prayer to Saint Marguerite

St. Marguerite d'Youville

During your lifetime, you opened your heart and home to every type of human misery. Listen now to our prayer of petition

We count on you to plead with the God of love to grant the favor we seek with confidence and trust. Gift us as you were gifted; With ever deepening faith, with firm hope and trust. Let our life be for all a service of love.

Mother of Universal Charity, your love for the poor made the impossible possible. Please make haste to help us. Amen.


Dieu le Roy!
Brantigny

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