12.6.09

Méditation avec Jacques-Bénigne BOSSUET

Méditation avec Jacques-Bénigne BOSSUET, (1627-1704), évêque de Meaux.

Sans rien préparer, sans rien tempérer, sans rien expliquer, ni devant ni après, on nous dit tout court : « Jésus dit : Ceci est mon corps, ceci est mon sang ; mon corps donné, mon sang répandu.

Voilà ce que je vous donne : et vous, que ferez-vous en le recevant ? Souvenez-vous éternellement du présent que je vous fais en cette nuit ; souvenez-vous que c’est moi qui vous l’ai laissé et qui ai fait ce testament, qui vous ai laissé cette Pâque et qui l’ai mangée avec vous avant que de souffrir. Si je vous donne mon corps comme devant être, comme ayant été livré pour vous, et mon sang comme répandu pour vos péchés ; en un mot, si je vous le donne comme une victime, mangez-le comme une victime et souvenez-vous que c’est là un gage qu’elle a été immolée pour vous. » Ô mon Sauveur ! Pour la troisième fois, quelle netteté, quelle précision, quelle force ? Mais en même temps, quelle autorité et quelle puissance dans vos paroles ! Femme, tu es guérie ; elle est guérie à l’instant.

Ceci est mon corps, c’est son corps. Ceci est mon sang, c’est son sang.

Qui peut parler en cette sorte, sinon celui qui a tout en sa main ? Qui peut se faire croire, sinon celui à qui faire et parler sont la même chose ?

Mon âme, arrête-toi ici ; sans discourir, crois aussi simplement, aussi fortement que ton Sauveur a parlé, avec autant de soumission qu’il fait paraître d’autorité et de puissance. Encore un coup, il veut dans ta foi la même simplicité qu’il a mis dans ses paroles :

Ceci est mon corps, c’est donc son corps. Ceci est mon sang, c’est donc son sang. Dans l’ancienne façon de communier, le prêtre disait : « Le corps de Jésus-Christ », et le fidèle répondait : « Amen », il est ainsi.

Tout était fait, tout était dit, tout était expliqué par ces trois mots. Je me tais, je crois, j’adore ; tout est fait, tout est dit.


Jhesu+Marie!
Brantigny

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